The first #1, le 20/4/2008
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The first #1
Lundi 18 février 2008…
Première grosse session de la saison pour enfin casser la malédiction de capots qui me suivait depuis décembre… Le rendez vous est donné au domaine de Bellebouche, un étang de 135 Ha dans la campagne magique du pays des milles étangs, la Brenne. Nous serons trois, Kevin Simon et moi, trois aventuriers pour une session de 72 heures.
Nous consacrons toute l’après midi aux repérage et sondage des poste, je serais à droite, Simon au milieu et Kevin à gauche, Kevin opte pour une pêche à « courte distance » ses cannes seront tendues à environ 100 m du bord dans une descente allant dans le chenal de vidange très peu marqué. Les fonds sont en grande majorité plats, nous sommes posté sur une plage et le fond descend en pente douce jusqu'à 2.30 m. Simon quant à lui tendra un piège à portée de canne et les deux autres à méga distance en tête chercheuse. De mon côté je mettrais une canne à environ 100 m dans une descente sableuse avec la présence de quelques obstacles, une autre à environ 150 m sur un plateau de 2 m de fond, une troisième ligne en fin de haut fond dans une descente allant dans 2 m d’eau à environ 300 m du bord dans la vase et enfin ma dernière canne pêchera un haut fond très caillouteux, on sais jamais des fois que les écrevisses sortent la nuit et que les carpes montent sur le plateau pour s’en nourrir.

Je fini de tendre mes lignes pendant le couché de soleil, nous mangeons tranquillement et discutons en restant optimiste pour ce début de session, effectivement le pêcheur présent avant nous a capturé 4 carpes en un week end, autant dire un résultats très bon à comparé des autres résultats du moment. Les canne pêche depuis seulement 3h et 2 bip se font entendre sur ma canne placée à 300 m, je guette le swinger qui tressaute une dernière fois, je ferre… en nylon, à cette distance difficile de distinguer les coups de tête ou autres mouvements à l’autre bout de la ligne mais la canne plie en je commence à ramener en douceur. On ressent toujours une certaine excitation quand on combat le premier poisson d’une nouvelle eau.
Le poisson combat en ligne droite, il se dirige lentement vers la droite et je pompe tranquillement sans ressentir de violent à-coups, au bout d’un quart d’heure de combat la belle commence à dévoiler ses flancs, elle est d’une longueur impressionnante, elle rentre dans l’épuisette, Kevin me dit que c’est très gros, mon cœur bat de plus en plus vite. Effectivement une fois la carpe posée sur le tapis, je suis ébahis par la largeur et la longueur du poisson, on pèse, mais une petite erreur de manip sur le peson électrique qui nous afficha d’abord le poids en livres nous donna des frissons, le cadran numérique frôla les 50 lbs… une fois les réglages rétablis le peson afficha… 22 kg net. Remerciement au passage à kentin75… qui ma donné de ses billes maison, avec lesquelles j’ai déroulé.
Nous sommes dans l’impossibilité d’utiliser un sac de conservation, nous sommes sur une plage il nous faudrait aller loin dans l’eau et les mats tempêtes tiennent très mal dans le sable, au risque de se déterrer à la moindre excitation de dame carpe donc nous entamons une séance photos de nuit, c’est très lourd pour mes p’tits bras mais à cette instant je suis aux anges, je ne ressent plus rien d’autre que du bonheur, même l’eau à 5°C qui remplit mes bottes ne me donne pas froid.

La première de l'année... en sortie d'hiver
Le reste de la nuit sera calme dans l’ensemble, personne d’autre n’a fait de poisson sur l’étang, c’est le calme plat, la brume du matin nous extirpe de nos biwis que tardivement, de vraies larves ! La journée sera consacrée au tendage de ligne, nous avons un bateau pour trois et cela prend du temps. Changent de tactique pour ma part, je mettrais une deuxième canne à 300 m du bord dans une pente avec un amorçage très très léger, juste deux poignées de billes coupées en deux. L’ambiance de la soirée sera à la fête, la première 20+ ça ne doit pas s’oublier.
Vers 5h un bip m’interpelle, c’est la canne déplacée durant la journée, je me colle au cul de la canne et scrute de nouveau le swinger, il tremble un peu, je ferre et commence à pomper, encore une fois c’est au bout. Après un combat semblable au précédent, la belle est en bordure et me fit quelques rushes à droite à gauche, enfin elle rentre dans l’épuisette. Le poisson est beaucoup plus petit mais quelle satisfaction de dérouler en hiver.

semi-linéaire de toute beauté
De leur côté Simon et Kevin feront un poisson chat, déjà actif à cette période et encore une fois, je pêcherais à la goutte d’eau sur une de mes cannes. Comme la précédente journée, nous retendrons les lignes, sans changer de stratégie pour moi, on ne change pas une équipe qui gagne. Simon positionnera une canne dans l’alignement des miennes et Kevin, une sur la berge opposée, histoire d’intercepter un poisson.
La dernière nuit sera ponctuée par une décroche de mon côté, sûrement dû au temps de réaction trop long avant le ferrage (3 bips espacés d’une minute en moyenne). Sinon c’est le calme plat sur tout le plan d’eau, l’étang est sur OFF juste un brochet de 9 kg se prendra à la bille.
Nous plions bagage, avec un petit regret de ne pas avoir tous déroulé, mais c’est la dure règle du jeu… sinon la pêche ne serait pas amusante.

Récit rédigé par Kentin
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